Son télescope le conduit du côté sombre de la Vache

Le Tout Petit Griotte ©️

C’est une petit pas pour la Vache, une grande désillusion pour le Renard.

À l’approche de la tant attendue mission Artémis 2 qui doit conduire quatre astronautes à faire le tour de la Lune, un petit génie de l’astronomie a montré à l’humanité toute entière qu’un télescope bon marché pouvait largement faire l’affaire et offrir des images du côté que l’on ne voit jamais de notre satellite naturel.

C’est du moins ce qu’il croyait.

Cette nuit, obnubilé par l’immense prouesse à venir de la SLS et son équipage (pour rappel, le voyage met fin à cinquante année d’abstinence lunaire), le petit Loupiotte a voulu rêver un peu à sa manière. Alors il a sorti son télescope planqué dans un carton du grenier, l’a dépoussiéré un peu, puis l’a pointé vers la lune, seule et disponible tout là-haut, sous sa meilleure nuit. Une occasion unique d’offrir mille cratères brillants à ses yeux tout noirs.

C’est du moins ce qu’il croyait.

« J’étais surpris de tomber sur un cratère non éclairé. J’ai immédiatement pensé que mon télescope m’avait conduit de l’autre côté de l’astre. Personne ne l’avait jamais fait depuis la Terre. Neil Armstrong avait posé une chaussure dessus, c’était un exploit pour l’Amérique intra-muros ! En plus dans la famille on triche pas avec ces choses-là. Un peu comme Lance sur le Mont Ventouse », répond le petit renard, encore sous le choc de son exploit avorté.

C’était en effet un cratère, mais pas le bon. Tout ce qu’il y a de plus ténébreux, mais tout ce qu’il y a de moins lunaire. Comme l’ambiance, en découvrant la farce que lui a faite la Vache, qui ces derniers temps lui en fait voir de toutes les couleurs. Il ne manquait plus que le noir à sa panoplie d’arc-en-train !

De la télescopie à la colposcopie il n’y a qu’un pas de géant.